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 1965: Le vole de mon enfance.

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coccinellou

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Date d'inscription : 15/09/2010

MessageSujet: 1965: Le vole de mon enfance.   Ven 17 Sep - 7:07

Tout a commencé par une belle journée de printemps un jeudi, avec ma petite sœur de 6 ans, nous cueillions des branchages fleuris pour aire un bouquet pour maman, lorsqu’un monsieur nous a proposé de nous aider et comme lui avait accès aux branches les plus hautes donc les plus belles, nous n’avons pas refusées. A cette époque nous ne nous méfiions pas des gens comme maintenant, nous laissions nos
portes non fermées à clé! Nous habitions la maison des gardiens du stade, à droite il y avait le
dépôt de charbon du bougnat, derrière notre maison un grand terrain vague(c’est là que
nous étions) et à gauche le stade, devant le jardin et la rue.
Quand il m’a demandé de lui montrer ma petite culotte, je lui ai dit que maman ne voulait pas et dis à ma sœur qui se trouvait derrière cet homme d’aller la chercher, j'avais 9 ans et ne savait rien sur la sexualité tout chez nous était tabou, donc pour moi, il ne voulait rien de méchant sauf regarder ma culotte?
Quand elle est partie, il a mis la main sur ma bouche et m’a traîné dans les buissons qui me griffaient les jambes, jusqu’aux ruines d’une vieille maison à côté d’une des arches de l’aqueduc du Lunain. Il a remonté ma robe, je me débattais et m’a arraché ma culotte, (c’est à ce moment-là que j’ai commencé à pleurer tellement j’avais peur), il frottait sont gros corps contre le mien? je sens encore son odeur de sueur. Puis il a ouvert sa braguette et en a sorti ( quelque chose (son sexe), avec sa jambe m’a forcée à ouvrir les miennes, ensuite il essayé!! Plusieurs fois avant d’y arriver à me forcer, j’ai eu vraiment mal. Je ne pouvais pas crier sa main m'étouffait , ainsi que mes cris de douleur et puis, il a fait un drôle de cri, c’est retiré de moi et est parti en courant me laissant là. Mon cœur battait tellement fort que je croyais que j’allais mourir. Je tremblais, j’avais mal et peur, j'étais seule, il faisait tout sombre, et quelque chose en moi s’estt brisé à jamais. Je suis rentrée à la maison tout en pleurs et les jambes pleine de sang, j‘avais perdue ma culotte. J’étais dégoûtée de ce j‘avais fait, je me sentais responsable de l'avoir autorisé à nous parler, j’avais honte, j'avais fait une bêtise, je me sentais sale de partout et comme morte à l'intérieur. Quand maman m’a vu dans cet état, elle m’a lavé et m’a emmené au commissariat pas loin de chez nous, un inspecteur m’a posé des questions dans l'entrée où tout le monde me voyait, les mots ne sortaient pas de ma bouche, il m’a montré des photos, je l’ai reconnu, mais je n’ai rien dit tellement j’avais eu peur de lui. Et même encore, je le revois dans mes cauchemars avec sa grosse tignassjavascript:emoticonp('afro')e et son vélo bleu qu’il avait posé le long du trottoir. Puis maman m’a emmené chez le médecin le lendemain après l’école et n’a jamais rien dit à personne, c'était du passé, il était interdit de raconter quoique se soit. Et j’ai toujours cru lorsqu’il a été arrêté pour avoir violée une jeune femme que c’était de ma faute car je ne l’avais pas dénoncé. Depuis, je n’ai jamais pu me laisser toucher par un inconnu, j’avais perdu toute confiance en moi et dans les autres. La vue de moi-même me dégoûtais! j'ai commencé à m'isoler de mes camarades, à grossir. je n'ai pas eu e petits copains! L'idée du suicide m'a effleuré l'esprit de nombreuses fois pendant mon adolescence, et je l‘ai tenté, seulement maman est arrivée plus tôt que prévue et m’a fait vomir le tube d‘aspirine.
J'ai été mariée à un homme qui n'a jamais compris pourquoi j'avais du recul devant ses avances et n'a jamais cherché à savoir pourquoi ce comportement, il buvait et pouvait être très violent dans ces besoins et là je revivais mon calvaire. Je n'ai jamais rien dit pendant 32 ans, mais j'ai toujours eu des difficulté avec les personnes qui me sont inconnues, je suis méfiante, il me faut un temps d'adaptation. Depuis deux ans, je suis dépressive et en ce début d'année suite au départ du dernier de mes trois enfants, de l'accumulation de travail et du manque de tendresse et d'amour. J'ai tentais par deux fois des TS dont j'ai eu la chance d'en réchapper de justesse, de l'avis de mes proches, j'ai une grande chance d'avoir quelques bons amis et des enfants formidables. J'ai pris la décision de demander le divorce, et nous sommes séparés mais gardons le contact.Je suis entrée en clinique psychiatrique sur la demande de mes enfants pour 3 semaines et en suis restée 6. Maintenant une fois par semaine, je suis suivi par un psy qui m'aide à me construire car j'ai occulté une grande partie de mon enfance et de mon adolescence. Je ne peut toujours pas raconter de vive voix ce qui m'est arrivé, donc je l'ai écris au Psy par mail et lui expliquant pourquoi toutes ses phobies resurgissaient au fur et à mesure que nous avancions dans le parcours de ma vie. Il n'avait pas compris d'après le rapport de la clinique de l'importance de ce qui m'était arrivé pour mes 9 ans et que depuis j'ai toujours gardé cela pour moi, je suis arrivée à dire au psychologue de la clinique l'avant et l’après mais j'ai toujours dit que le pendant je ne me rappelais plus et ceci me mettais en porte à faux avec le Psy qui ne pouvais pas comprendre la gravité des faits. La semaine dernière, j'y suis allée en me disant, je vais y arriver, mais rien n'a voulu sortir donc il m'a proposé de parler avec des gens à qui c'étaient déjà arrivé pour non pas banaliser cet acte mais pour pouvoir l'exorciser et de mettre des mots dessus pour atténuer la souffrance qu'il me cause encore après 45 ans. Il est temps que je passe à autre chose, que je vive un peu pour moi avec plus de sérénité pour enfin profité du peu de temps qui me reste. j'ai deux petites filles que je voudrais voir s'épanouir le plus longtemps possible, et chasser de moi ces idées noires qui me traversent souvent l'esprit; Nous ne guérissons jamais d'un viol mais je crois que si l'on est suivit dès le début, il est difficile de l'accepter mais cela doit nous fait grandir et avancer dans la vie avec plus de force. afro afro afro
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