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 Et 1 et 2 et 3 - 0

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miaou1988
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MessageSujet: Et 1 et 2 et 3 - 0   Jeu 29 Aoû - 4:15

Pour celles et ceux qui ont vécu le match de coupe du monde du 12 juillet 1998, vous savez celui où la France a gagné contre le Brésil, le titre de mon post leur rappellera certainement quelque chose. Un pays en liesse, une ferveur patriotique soudaine, des gens comme moi, pas accro au foot du tout mais qui ce soir là se sont pris au jeu et étaient devant leur télé.

Je me souviens bien de ce soir. Comme une date buttoir. Je sais que ce 12 juillet 1998, c'en était fini, du moins pour ce qu'avait eu à subir le corps dans lequel je me sens depuis emprisonnée. Je n'arrive pas à me souvenir d'une autre date antérieure précise concernant les faits dont je vais vous parler. Tout ce que je suis capable de dire c'est qu'une petite fille naïve - est-ce bien moi ? - avait été violée 3 fois, sur une période d'environ 2 ans et qu'elle en avait été anéantie (d'où le 1, 2, 3 --> 0).

L'histoire ? Beaucoup de flous, des flash, des sensations, des morceaux de puzzle qui s'emboîtent petit à petit au fur et à mesure que je les retrouve dans un coin sombre de mon cerveau. Ce que je sais aujourd'hui, c'est que la première fois je me trouvais au milieu d'un petit groupe d'enfants. Garçons et filles entre 6-7 ans et 16 ans environ. Difficile de s'accorder sur une occupation commune. Jouer aux barbies ? Aller dehors taper dans un ballon ? Au final ce sera cache-cache dans le noir. Sensations garanties ! Mais comme les plus petits ne semblent pas très enthousiastes (peureux?) on accepte de se cacher 2 par 2. La partie commence et moi on m'a refilé un binôme garçon, un "grand" de 16 ans que je connais sans vraiment le connaître. Je n'ai pas envie de jouer mais je n'ai pas envie non plus de passer pour une poule mouillée. Alors je le suis. Dans la pièce il y a un lit, surélevé par plusieurs parpaings, je n'ai d'ailleurs jamais compris pourquoi. Je me dis que cette cachette est si évidente que le jeu ne va pas durer trop longtemps et c'est tant mieux. Vraiment trop conne cette gosse, si seulement j'avais su ! Au début ça va, on se glisse sous le lit, moi d'abord, un mur à ma gauche, idem à mes pieds et à ma tête mais je ne soupçonne toujours pas le piège. Lui se glisse ensuite à ma droite, je ne peux plus sortir tant qu'il ne bougera pas. Il me murmure des mots rassurants : "Ne t'inquiète pas", "Je te protège", "Tout va bien"... Mais le jeu dure et je ne comprends pas pourquoi le "loup" tarde tant à nous débusquer. Le grand à côté de moi doit saisir mon anxiété grimpante. Il se rapproche de plus en plus. Il commence à me caresser le bras et je sens son souffle chaud sur ma peau, contrastant avec la froideur du sol sous mon dos. Je me rappelle que ma gorge a commencé à se serrer, mon coeur à battre de plus en plus vite. Pourtant je n'avais toujours pas imaginé. Puis tout est allé soudainement plus vite. Des caresses il est passé aux palpations. Tout mon corps y est passé. J'ai essayé de murmurer que je ne voulais pas, mais impossible de sortir un son. Impossible aussi de bouger. Mon corps était devenu aussi raide et froid que du marbre. L'autre me murmurait "Je t'aime tu sais... et c'est normal que tu m'aimes aussi. Et puisque tu m'aimes aussi, tu dois me laisser faire". Je ne comprenais rien. Il avait glissé sa main dans ma culotte et il était parvenu à grimper sur moi sous ce lit. Je comprenais qu'on ne viendrait pas me chercher. Je sentais des larmes couler sur mes joues. J'étouffais sous son poids. Et la douleur ! Horrible ! Maintenant il n'y avait plus aucune douceur dans ses gestes. Il se comportait comme une bête en rut. Tellement violent, brutal, sans une hésitation. Je le devinais nerveux aussi ce qui n'a rien arrangé, mais pourtant il faisait preuve d'une assurance froide et déconcertante. Malgré la gêne causée par le manque d'espace, le monde autour, moi qui aurait pu me mettre à hurler (en théorie parce qu'en pratique, à ce stade je crois que j'avais perdu connaissance), il continuait son acharnement. Moi j'étais là sans être là, comme hors de mon corps, je voyais la scène d'au-dessus. Je sais, c'est étrange à comprendre, ça l'est aussi à expliquer et à vivre. Quand j'ai repris conscience, il n'était plus là. Moi j'étais toujours sous le lit. Les larmes séchées me tiraillaient la peau des joues. Et j'avais très mal entre les jambes, au ventre, aux bras (il m'avait maintenue de force). J'ai remonté ma culotte, je me suis rhabillée et je suis allée rejoindre l'air de rien les autres enfants et les adultes qui prenaient un goûter dehors. Les autres avaient raconté que je dormais et personne apparemment n'était venu constater de ses propres yeux... Ou alors ils étaient tous complices.

Voilà le souvenir de "ma première fois" (même si je ne le considère pas vraiment comme ça, techniquement parlant que ça me plaise ou non c'est bien ça). Et même si ça parait raconté avec distance, ça me torture encore beaucoup d'évoquer cette monstruosité. Je crois donc que je vous parlerais des 2 autres "prolongements de l'anéantissement" dans un prochain post. De toute façon, je pense que vous avez eu bien assez de lecture pour le moment. Pardonnez-moi si c'est un peu lourd.

À bientôt !
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darkangel10
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MessageSujet: Re: Et 1 et 2 et 3 - 0   Ven 30 Aoû - 1:51

Coucou,

Tout d'abord bravo d'avoir réussi à écrire toit ça. C'est vraiment très coirageux

Ensuite, poir ce qui t'es arrivé, j'aurai une ou deux questions.
Vois-tu un/e psychologue? Si oui depuis combien de temps? Et si non comptes-tu en voir une?
Et ensuite est-ce que tu en as parler à quelqu'un? Comme ta famille ou des amis proches?

J'espère que ça t'a fait du bien décrire ici, surrout n'hésite pas à écrire.
Tu as eu beaucoip de courage et je te félicite.

Tu dis dans ton post que aucun son ne sortait. C'est normal. C'est une façon de se protéger. Ne pas bouger, ne pas parler, restee comme paralysée. Regarde les animaux par exemple, lorsqu'une souris a peur, elle se fige. C'est le même comportement que tu as eu wt c'était une facon de te protéger.

Tu dis aussi que tu voyais la scène d'au dessus. Je te rassure ce n'est pas bizarre. Je pense que beaucoup voient ça comme ça. En tout cas moi j'ai eu ça.

Tu y pense comment? Et quand?
Ce garçon l'as-tu revu?

Courage et n'hésite pas à m'écrire!
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miaou1988
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MessageSujet: Re: Et 1 et 2 et 3 - 0   Ven 30 Aoû - 21:06

Bonjour darkangel et déjà merci beaucoup d’avoir pris le temps de me lire et de me répondre. Merci aussi d’avoir compris ma demande et de me poser les premières questions. Je me sens déjà bien accueillie et en confiance.

Je m’attaque donc à tes questions 

Pour ce qui est de voir un(e) psychologue oui, ça a été fait il y a plusieurs années déjà mais pas parce que c’était ma volonté et pas dans l’optique de vider mon sac on va dire. En fait, suite à des petits soucis de santé, j’ai dû subir quelques examens médicaux, vers mes 12-13 ans si mes souvenirs sont exacts. Et à cette époque les médecins et infirmiers ont suggéré à ma mère de me faire suivre parallèlement par un psy. Je ne sais pas s’ils se doutaient de quelque chose ou si c’était le conseil classique. Mais quoi qu’il en soit, ma mère, sans grand enthousiasme a appliqué le conseil. J’ai donc vu une psy durant quelques séances puis on a stoppé. Moi je n’étais pas à l’aise et je ne livrais rien d’autre que des banalités et ma mère me faisait bien comprendre que ces séances avaient un coût… Depuis, j’y ai repensé parfois mais je n’ai jamais osé franchir le pas. Parce qu’effectivement oui, ça coûte et je sais que ma mère n’aurait pas remis un centime pour ça, il aurait donc fallu que j’économise des mois et des mois. Et puis il aurait fallu que je me justifie, que je trouve un motif valable, auprès de mes parents à qui je n’ai parlé de rien. Et puis peut-être que je n’y suis tout simplement pas prête au fond.

En fait, je crois que ce qui me dérange un peu dans l’idée de voir un psy, outre le fait qu’il faille en tester plusieurs avant de tomber sur le bon, c’est qu’il n’y a pas tellement de place pour exprimer son affection. Je veux dire que le psy ne me prendra pas dans mes bras pour me rassurer… Je comprends très bien qu’il ne le pourrait pas, que ce n’est pas son rôle… mais moi j’ai besoin de ça, de me sentir épaulée, soutenue et encouragée. Donc en gros, parler oui, je conçois désormais (ça n’a pas toujours été le cas) que c’est essentiel pour s’en sortir mais plutôt à un bon ami qu’à un psy.

Et un bon ami à qui me confier, justement, j’ai la chance d’en avoir un. C’est mon petit ange, ma merveille, ma lumière. Il m’a sauvé la vie. Je l’ai rencontré il y a un peu plus de 10 ans maintenant, alors que je n’en pouvais vraiment plus de souffrir en silence. Je ne lui ai rien dit mais pourtant il m’a redonné envie de me battre pour vivre. Ce qu’il était – et qu’il est toujours - m’a redonné espoir. Enfin quelqu’un qui mettait en cohérence son discours avec ses actes. Enfin quelqu’un qui m’a semblé profondément bon et humain, généreux et attentionné… Bref, un mec bien. Il a 35 ans de plus que moi et il a d’abord été une sorte d’ « adulte de référence ». Puis j’ai grandi auprès de lui, la différence d’âge semblait moins marquée et nous sommes devenus amis, très bons amis. Et il y a un peu plus de 2 ans, j’ai ressenti le besoin de lui dire. Lui dire quelle importance il avait dans ma vie et pourquoi. Je lui ai écrit une lettre car écrire, c’est mon seul moyen pour communiquer des choses aussi intimes. Il a été vraiment bouleversé. Et comme toujours il s’est montré charmant, rassurant, affectueux aussi. Notre relation a de nouveau évolué, elle est devenue encore plus proche, voire même intime je dirais. Parce que porté par l’émotion, il m’a pris dans ses bras et embrassé. Un baiser léger, sans rien de pervers je vous assure. Je l’ai plutôt ressenti comme celui d’un papa. Mais encore une fois j’insiste, pas celui d’un papa incestueux, vraiment je n’ai rien senti de malsain dans son geste. Il a juste été touché. Et d’ailleurs il s’est aussitôt excusé, il a eu vraiment peur de m’avoir blessée, surtout compte tenu de ce qu’il venait d’apprendre. Je l’ai rassuré et depuis nous continuons à nous retrouver régulièrement. Mais c’est de plus en plus ambigu entre nous. Ce que je venais de lui apprendre l’a marqué et il ne peux pas s’empêcher de se montrer particulièrement attentionné avec moi. Et j’ai grandi, nos discussions sont devenues plus adultes. Et s’il n’y avait rien de sensuel derrière ce baiser du début, ça a évolué en 2 ans. D’autres baisers ont suivi, puis des caresses (avec mon accord je précise), des câlins. Enfin, je crois qu’on est amoureux pour dire les choses, même si nous n’osons pas nous l’avouer mutuellement. Ça ne va pas plus loin, de toute façon je n’y arrive pas. Même l’embrasser avec la langue, je n’y arrive pas. Enfin, je me rends compte que je suis longue là. Nous aurons certainement l’occasion de reparler de cette relation. Tout ce que je voudrais ajouter quand même, c’est que s’il est adorable avec moi, à l’écoute quand j’ai besoin de parler, il est comme tous les amis qui ne savent pas trop comment réagir face à la monstruosité de ce qu’on nous a fait subir : il n’ose pas me poser des questions, par peur de me blesser j’imagine. Je sens bien parfois qu’il hésite, qu’il voudrait me demander quelque chose. Et moi je ne me gène pas pour orienter nos conversations quand je le peux, en espérant qu’il ose enfin. D’où ma présence sur ce forum puisque ces questions – et donc ces réponses à apporter – j’ai besoin qu’elles me soient posées.

Pas par ma famille, ça il en est hors de question. Personne ne sait rien. Je vis sous le même toit que ma sœur et que mes parents et les relations sont plutôt tendues. Disons que nous ne nous comprenons pas. Nous ne nous connaissons pas vraiment les uns les autres non plus. C’est autant de leur faute que la mienne certainement. Pour le reste de la famille, j’ai de nombreux cousins, cousines, oncles et tantes mais pour faire court, nous ne sommes pas proches, malgré l’apparence de famille unie qu’on essaye de se donner.

Quand au « garçon » dont tu parles, que j’ai plutôt envie d’appeler « monstre », « tortionnaire », « barbare », semeur de mort »… je ne le vois plus aujourd’hui. Les quelques années qui ont suivi les « atrocités », je savais où il vivait et je connaissais quelques unes de ses habitudes. À partir du moment où j’ai eu la force de ne plus me laisser faire, j’ai tout fait pour l’éviter. Mais de loin, avec le peu de moyens que j’avais à mon âge, j’essayais de le surveiller un peu. Je ne voulais pas qu’une autre tombe entre ses sales pattes. Mais la vie, les études… ont fait que j’ai abandonné ce suivi. Il a déménagé et je ne sais plus rien de lui. Par contre, lui a toujours un œil sur moi apparemment. Car depuis que j’ai parlé à mon ami, j’ai reçu plusieurs « messages », plus ou moins menaçants. Ils étaient anonymes mais pour moi ça ne fait aucun doute qu’ils viennent de lui. Les mots, ce sont les siens. Et puis, c’est étrange mais je le sens au plus profond de moi.

Depuis, je vis entre l’envie de ne pas me laisser entraîner à nouveau dans ses filets et l’angoisse qui remonte. Je ne veux plus le laisser gagner une seule bataille et je ne veux pas m’empêcher de vivre, de sortir, de rire. Plus facile à dire qu’à faire bien sûr. Le soir, c’est vraiment le moment le plus dur. Juste avant de m’endormir, quand mon cerveau se met à fouiller dans les coins sombres et qu’évidemment je ne pense qu’à ça. Cela fait plusieurs années que je n’avais plus fait de crise d’angoisse, et voilà qu’elles reviennent. Parfois, j’ai juste envie de rester couchée, je tremble, je me scarifie, j’en passe et des meilleures.

Voilà où j’en suis aujourd’hui, j’espère que ce long message répond à tes questions. Ça m’a fait du bien d’écrire en tout cas, ça confirme ce que j’espérais. Encore une fois merci pour ce forum, pour cet espace de liberté.

À très bientôt dans nos futurs échanges et bon courage à tous ceux et celles qui en ont besoin.
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darkangel10
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MessageSujet: Re: Et 1 et 2 et 3 - 0   Sam 31 Aoû - 12:02

D'accord.

Alors, pour une psychologue. Je suis d'accrd qu'elle ne te prendra pas dana ses bras pour te consoller. Mais elle saura t'écouter, t'aider, te conseiller et être présente pour que tu t'en sortes.
Je comprend que tu aies besoin qu'on te prenne dans les bras. Mais ne penses-tu pas que avoir uj ami et une psychologue pourrait t'aider? Ne pas avoir l'un ou l'autre mais les deux?
Tu m'as parlé d'un homme qui t'aide. C'est très bien qu'il soit proche de toi.
Su tu veux qu'il te pause des questions, dis-le lui. Dis-lui par exemple "j'aimerai te dire plus mais j'ose pas. Tu pourrais me poser des questions?" Si tu oses bien sur lui dire qqch comme ça.

Pour l'argent, je comprend très bien. Mais est-ce que ton assurance pourrait prendre en charge? Je ne sais pas comment ça se passe chez toi pour ça.
Tu ne seras jamais prête à aller voir une psychologue. En tout cas, tu vas toukours stresser so tu y vas. Parce que tu vas parler de quelque chose de difficile.
Mais une psy c'est vraiment une personne qui peut t'aider.

Ensuite, pourquoi ne veux-tu pas en parler à ta famille? Ça pourrait beaucoip t'aider non?

Ce garçon.. Monstre. Je vais peut-être ètre un peu dure... Mais pourquoi tu le surveillais?
Ensuite, ses menaces, il n'a pas droit. Tu arriverais a me dire un exemple de ses medssages?
Si ça continue tu portes plainte. Tu ggardes les messages e tu portes plainte pour menaces. Si tu arrives à dire ce qu'il t'a fait fais le. Sinon ne le fais pas situ n'es pas prête.

Pour le soir, tu peux essayer d'écrire ce quw tu ressens sur une feuille. De te défouler sur une feuille par écrit.
Pour la scarification. Je vais te poser des questions. Tu te fais quoi exactement? Et ou? Et comment? A quele fréquence?

Situ veux me parler de chose plus dur a dire et que tu vwu le faire sans que tout lw monde voit, tu peux m'écrire par mp.

Courage!
Bisous
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miaou1988
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MessageSujet: Re: Et 1 et 2 et 3 - 0   Dim 1 Sep - 2:53

Merci une nouvelle fois pour ce dialogue.

Pour ce qui est du choix psy / ami pour parler, je trouve que ton argument du « pourquoi choisir » est intelligent. C’est vrai que ça peut être complémentaire et c’est sans doute bête de ma part tellement c’est évident, mais je n’avais jamais vu les choses comme ça (déjà une avancée grâce à toi !). J’y penserai, vraiment. Parce que oui, je sais que pour certaines personnes c’est vraiment une aide précieuse et je ne vois pas pourquoi ça ne pourrait pas être le cas pour moi aussi. Il faut que je me renseigne pour le côté financier et que je me fasse à l’idée d’oser franchir ce pas.

En attendant, je m’appuie toujours sur mon fameux ami. Je dois justement le voir demain et nous aurons très certainement l’occasion d’avoir quelques minutes rien que tous les deux (la plupart du temps nous ne sommes pas seuls mais avec un groupe d’amis, pas au courant, ce qui rend évidemment la possibilité de me confier à lui plus complexe). Chaque fois je mets beaucoup d’espoir dans ces instants, à tort car je suis parfois frustrée après coup puisque ça ne s’est pas passé aussi bien que je l’espérais. Parce que c’était trop court, parce que je ne lui ai pas dit la moitié de ce que je voulais lui dire, parce qu’il m’a tendu une perche et que je n’ai pas su la saisir… Et ça m’énerve ! Comme si ce que nous avons vécu n’était pas déjà suffisamment monstrueux. Quand enfin on se libère « physiquement » de cet enfer, qu’a priori on doit pouvoir reprendre une vie ordinaire et bien non, ce n’est jamais fini en fait. Tout est infecté, tout est pourri. On ne peut même plus parler librement, facilement aux gens qu’on aime et qui nous aiment le plus. Il n’y a aucun mal bien entendu à demander à quelqu’un « s’il te plaît, aide moi, j’ai besoin que tu me poses des questions ». Mais même ça qui semble d’une simplicité enfantine à n’importe qui, à nous ça paraît une montagne. Demain encore une fois, et avec tes encouragements darkangel, je vais essayer et réessayer de lui faire comprendre mon besoin. On verra bien.

Pour ma famille par contre, je reste sur ma position pour le moment : hors de question qu’elle sache. Vraiment je pense que ça me ferait plus de mal que de bien. C’est difficile de traduire l’ambiance d’une famille. Chez moi, il n’y a pas de dialogue constructif. On ne parle que des choses banales de la vie quotidienne et déjà on arrive à des engueulades, des hurlements, des claquages de portes, des incompréhensions… Et dès qu’on essaye de parler d’un sujet plus profond, au bout de 3 minutes les désaccords de points de vue et les décalages nous font déjà hausser le ton. Je ne me sens vraiment pas comprise par mes parents, pas soutenue dans mes entreprises, pas encouragée et même pas écoutée. Exemple tout bête : je passe un concours en novembre et ma mère à qui j’ai déjà répété 10 fois l’intitulé du concours et la date n’a toujours pas enregistré. Ça ne l’intéresse pas. Elle feint de l’être quand il y a du monde, quand quelqu’un me demande « et toi alors tu en es où ? » mais elle n’enregistre pas. Quelqu’un lui demanderait ce que j’aime, ce que je fais (hors de ma présence), elle ne saurait pas répondre. Je me rends compte que je ne parle que de ma mère mais mon père c’est pareil. Sauf que lui il ne fait pas semblant. Il dit carrément qu’il ne sait pas, qu’il s’en fout. Tout ce qui lui importe c’est que je me bouge pour ne plus être à sa charge (ce que quelque part je comprends, j’ai 25 ans, mais il y a des manières plus ou moins délicates de l’exprimer). Et avec ma sœur, on n’est pas proches. On ne se déteste pas mais on ne partage rien ensemble. Comme j’ai dit dans mon post précédent, j’ai conscience que j’ai aussi ma part de responsabilité dans cette situation bien sur. Ce n’est pas évident de vivre avec moi quand on ne comprend pas certains de mes comportements, certaines de mes réactions, mes blocages… Peut-être que si j’avais eu le courage de me confier aussitôt à mes parents après « ça », peut-être que si je n’avais pas laissé s’installer les non – dits et une certaine tension en moi… peut-être que la situation aujourd’hui serait meilleure. Mais comme je l’ai déjà dit, ça pourri tout !

Et on s’en prend à soi. Dans mon cas, à 8-10 ans ça s’est manifesté par un laisser-aller sur le plan alimentaire. Classique. Pour ne plus qu’on ait envie de m’approcher, pour ne plus qu’on m’aime, pour ne plus qu’on me touche… Le moins qu’on puisse dire c’est que ça a été efficace ! Je vous laisse imaginer la période collège avec toutes les gentillesses qu’on a pu me dire et me faire. Ma graisse c’était ma barrière protectrice face à un monde extérieur que je ne voyais que comme hostile. Et puis personne ne me posait de question sur le pourquoi. Pourquoi je prenais parfois 20 kilos par an… Si à l’inverse j’étais devenue anorexique ou si je m’étais tailladée à l’époque , il y aurait bien eu un prof, un ami, un membre de la famille qui s’en serait inquiété. Moi tout ce que je voulais c’est qu’on ne me pose pas de question (tiens, ne serait - ce pas en réaction à ça que je souhaite tant l’inverse aujourd’hui ?), qu’on me laisse tranquille dans mon coin. Et on n’alerte pas les psychiatres pour un enfant qui grossit, à la limite on le regarde avec dégoût ou si on est un peu plus évolué on essaye de le raisonner pour qu’il prenne de bonnes habitudes alimentaires mais c’est rare qu’on creuse plus loin.
Aujourd’hui, ma graisse est malheureusement toujours là, mais je suis passée à un autre mode d’agression corporelle. Depuis que je parle de « ça » et depuis que je reçois les messages dont j’ai parlé. J’ai besoin de plus, j’ai besoin de faire sortir ma souffrance, physiquement. Me scarifier, je crois que c’est le moyen que j’ai trouvé pour assouvir ce besoin. Enfin, c’est récent et même si je réfléchis sur le pourquoi, je n’ai sans doute pas encore toutes les réponses. Quand ça me prend, je me coupe l’intérieur du poignet gauche. Trois coupures toujours. Plus ou moins profondes selon l’intensité de la crise. La plupart du temps je fais ça avec un cutter, si je n’en n’ai pas à disposition je prends un couteau ou des ciseaux. J’aime bien aller doucement (pardon pour ces détails un peu sordides, je ne veux choquer personne). J’aime prendre mon temps et ressentir cette petite douleur, cette petite montée d’adrénaline quand je sens que la coupure se fait. J’aime bien voir le sang arriver, tranquillement. Je ne cherche pas à le faire gicler brutalement. Je ne sais pas vraiment comment je peux éprouver du plaisir à faire ça. Ça m’a pris un soir particulièrement difficile. J’ai vu des ciseaux et je me suis dit « pourquoi pas tenter, il paraît qu’il y en a que ça soulage ». Après cette première fois, j’ai voulu arrêter, je m’en voulais. Mais cette montée d’adrénaline dont je parlais, je ne sais pas, elle a quelque chose d’irrésistible. Et maintenant que j’ai grandi, je connais les astuces pour masquer mon acte. Je mets un chouchou ou un bandeau autour de mon poignet, ou plusieurs bracelets et à moins de regarder avec attention à cet endroit, on ne voit rien. C’est vraiment stupide d’en arriver là mais bon, maintenant que c’est fait j’essaie juste de limiter les dégâts en n’étendant pas la zone ou en m’efforçant d’espacer les crises. En général j’essaie de m’imposer de laisser guérir les coupures avant de m’en faire d’autres. Mais dans les moments les plus difficiles ou quand je reçois des menaces, ça peut être deux ou trois fois par semaine.

Les menaces justement. Le premier message que j’ai reçu n’était pas vraiment menaçant. Je crois que c’était surtout pour me faire comprendre qu’ « il » savait que je commençais à parler (comment il l’a su, je cherche encore), pour me faire savoir que j’étais toujours « sous surveillance ». Ah oui au passage : si j’essayais de le surveiller après que « ça » ait été terminé, c’était simplement par peur qu’il s’en prenne à quelqu’un d’autre.
Je pense que son objectif était surtout de me faire peur pour que je tienne ma langue. Mais comme ça va plutôt dans le sens inverse, les messages sont de plus en plus menaçants. Je préfère ne pas dire les mots exacts pour l’instant, ne m’en veux pas darkangel. Il y a des dessins aussi, des collages parfois. Des visages terrorisés, des couteaux ensanglantés… des choses de ce genre.
Je garde tout ça bien entendu. Mais pour l’instant, je ne pense pas aller porter plainte. J’ai peur des conséquences. J’ai peur qu’on sache et que je me retrouve seule contre tous. J’ai peur qu’on ne me croie pas. J’ai peur de perdre mes amis, seul lien qui me maintient en vie. J’ai peur de me retrouver face à « lui ». J’ai peur de m’effondrer. Je ne me sens pas prête à prendre ce risque. C’est complètement insensé mais je préfère encore subir, supporter en silence. Silence que paradoxalement je maudis… Foutues contradictions !

Et voilà, encore un roman. Un roman du soir puisqu’il est presque 2h du matin. Tu vois darkangel, je suis tes conseils, je jette par écrit ce qui me tourne dans la tête. Je vais donc tenter de m’endormir plus sereinement maintenant.

Bises !
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darkangel10
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MessageSujet: Re: Et 1 et 2 et 3 - 0   Mar 3 Sep - 0:21

Bonsoir,

C'est bien que tu penses a aller voir une psChologue. C'est jamais facile le premier pas. Et tu mets du temps a le faire. Mais apres sa va des que tu as vu ta psy.

Comment ça s'est passe avec ton ami?

Pour ta famille je comprend. Mais est/ve que tu penses pas que peut etrw vs etes distant a cauae de choses cachees? Ne leur dis pas tant que toi tu ne te sens pas prete surtout.

Les memaces... C'est une agression aussi. Fais tees attention. Je comprend que tu aies peur. Mais des menaces ce n'est pas rien. Reste prudente.

Pour ce que tu te fais
Deja j ai une question. Tu es bien dans ta peau ou tu n'aimes pas ton corps?
Ensuite.. A quellw frequence tu te fais du mal?

Excuse moi d etee breve ce soir, je ne suis pas top.

Bisous
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miaou1988
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MessageSujet: Re: Et 1 et 2 et 3 - 0   Mer 4 Sep - 0:39

Pas de problème, je suis déjà très heureuse de ta réponse. Il n’y a pas de longueur imposée il me semble et ce n’est pas parce que j’ai tendance à faire long voire très long que je compte les lignes des réponses. Laughing Et puis ne te sens pas obligée de me répondre du tac au tac si tu manques de temps ou d’envie, je serai patiente. En tout cas j’espère que ce « pas au top » n’était que passager et que tu vas mieux. Je parle beaucoup de mes petites histoires mais je serai ravie de t’aider, de « t’écouter en te lisant » si tu le souhaites. N’hésites surtout pas, même si on ne se connaît pas encore beaucoup. Serrons-nous les coudes parce qu’il y a peu d’endroits où nous pouvons nous sentir soutenues.

Ce soutien justement que j’attendais de mon ami… Et bien il y a du progrès ! Tes encouragements ont portés leurs fruits et je pense que le destin a aussi permis que les circonstances soient vraiment favorables. En fait, je n’ai pas eu le temps de lui demander de me poser des questions. Il se trouve qu’il a lancé un sujet de discussion en rapport avec un livre qu’il venait de lire et dans lequel un des personnages subissait un viol. Et je passe les détails mais ça l’a fait réfléchir. Du coup, un peu maladroitement au départ mais je lui pardonne, il a essayé de faire des parallèles entre ce qu’il avait lu et mon histoire. Ce qui l’a conduit à me poser enfin certaines questions, ouf ! J’ai eu du mal à me lancer dans des réponses claires au début (bégaiement, hésitation, regard fuyant…) mais finalement au fil de la discussion j’ai été plus à l’aise. Et Dieu que ça m’a fait du bien ! En plus évidemment comme j’étais très secouée d’évoquer tout ça, il a encore une fois fait preuve de toute sa tendresse… la cerise sur le gâteau ! Bref c’était super. Enfin, malgré ça je ne peux pas m’empêcher de me dire que c’était exceptionnel et que ce genre de situation ne reviendra pas de si tôt puisqu’au fond je ne sais pas s’il a vraiment compris que j’appréciais qu’il me pose toutes ces questions. C’est juste la chance qui a fait que ce jour là tous les éléments étaient réunis pour que j’y arrive. Ce n’est pas vraiment que mon ami a entendu une demande de ma part. Je ne sais pas si je me fais bien comprendre…

Les menaces, ça par contre, je ne lui en ai pas parlé. Et en fait je n’en n’ai même pas parlé à mes ami(e)s, ceux qui savent pour « ça ». J’ai toute confiance en eux et jusque là ils ont toujours respecté ma volonté de ne pas porter plainte ou de ne pas en parler à ma famille par exemple. Mais là j’ai peur que ce soit la goutte d’eau qui fasse que certaines langues se délient. Quelque part je comprends, ils tiennent à moi et ne veulent pas qu’il m’arrive quoi que ce soit. Mais je veux rester maîtresse de mes décisions, absolument ! Malgré l’envie de ne rien leur cacher. On a déjà trop décidé à ma place, on m’a trop contrainte, je ne veux plus de ça ! C’est un sacré dilemme, une belle contradiction comme il y en a tant en moi. Ici je peux en parler puisque mon identité réelle n’est pas connue. J’entends tes conseils darkangel, je les prends en compte et sois assurée que je fais très attention. Toute façon, comme je le disais je crois que le seul objectif est de me maintenir dans la peur, pour que je me taise. Si c’est vraiment me tuer que l’auteur des menaces cherche, il en a eu l’occasion à des tas de reprises. Ma prudence ne suffira pas à me protéger si tel est son projet je le sais bien. Mais je n’y crois pas alors je prends le risque.

Toute façon, depuis toutes ces années je me dis que je ne suis plus qu’en sursis dans ce monde. J’ai déjà pensé à « finir plus vite » et c’est la rencontre avec mon ange qui a stoppé cette idée… pour quelques temps du moins. Aujourd’hui, ça me reprend encore parfois, les jours les plus sombres et puis je m’accroche, je revois mon ami et la vie reprend le dessus. Mais quelque part en moi une petite voix me dit que je ne vieillirai pas, pas à en avoir les cheveux blancs, la peau fripée, de l’arthrose, des problèmes de dentier et de couches-culottes je veux dire. Et comme si « la vie » avait compris qu’elle n’aurait pas le temps de m’infliger tout ça, elle m’a déjà offert son lot de réjouissances. J’ai des problèmes de santé, liés étroitement au traumatisme c’est évident. Pour moi en tout cas parce que pour mes parents et les toubibs c’est l’incompréhension quasi totale. D’ailleurs oui, tu as certainement raison, mon silence doit être une des causes du malaise familial. Mais le malaise familial est aussi ce qui me conforte dans le silence. C’est imbriqué, un cercle vicieux dont il est difficile de s’extirper.

Alors avec mon vécu passé, toues les retombées qu’il a entraîné, que je subis encore aujourd’hui et qui m’interdisent de m’autoriser à penser à certains projets pour l’avenir : non je n’aime pas mon corps. Petite exception pour mes yeux. Parce que « la première fois », c’était dans le noir et que donc nos regards ne se sont pas croisés. De plus, c’est une des rares parties de mon corps que ce monstre n’a pas tripoté. Les deux autres fois, il faisait jour mais j’évitais de le regarder, je fermais les yeux autant que possible. Je sais qu’il y en a qui aiment qu’on les regarde, qui forcent à regarder. Mais dans mon cas curieusement ce n’est pas ce qui le préoccupait. Du coup, j’ai le sentiment que mes yeux sont la seule partie de mon corps dont je suis encore propriétaire. Ils sont verts, couleur espérance, j’y vois un signe. Pour tout le reste de la peau que j’ai sur les os, je n’ai que du dégoût, je m’y sens en prison. Je dis que c’est mon tombeau, qu’aucune vie ne pet y avoir sa place. Enfin j’imagine que ce sont des « banalités » mais ces banalités ne le sont plus quand on en fait l’expérience. Cela explique en tout cas certainement en partie que je n’ai aucun scrupule à me scarifier. Pas de manière régulière, c’est en fonction de mon état du moment. Je peux rester plusieurs semaines sans rien faire et tout d’un coup ressentir le besoin de me couper 1, 2 voire 3 fois par semaine. Comme au fond je ne suis pas fière de cette pratique, j’essaie de m’imposer de laisser guérir les coupures avant d’en faire d’autres, mais je ne tiens pas toujours.

Pour ce soir je crois que ça ira, je suis encore sous l’effet bénéfiquement dopant du moment avec mon petit ange. Même si avant de m’endormir mes yeux se poseront inévitablement sur les 3 coupures qui marquent mon poignet depuis un peu plus d’une semaine maintenant.

Je te souhaite comme à toutes les personnes qui me liront de te sentir en paix. Terriblement blessée, on ne peut rien effacer de cela, mais paisible. Bonne nuit ! Sleep 
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MessageSujet: Re: Et 1 et 2 et 3 - 0   Mer 4 Sep - 13:50

C'est bien que tu aies eu le courage de lui parler et que lui t'aies poser des questions.
Peut-être que il va recommencer. C'est sur qu'il doit penser que ça te fait du mal. Mais peut-être qu'en lui montrant des signes, ou n lui disant, il te reposera des questions
Tu peux aussi lui dire que tu vx en parler mais que tu veux des questions. Je pense qu'il comprendra et qu'il te posera des questions.

Les menaces, c'est quand même pas rien... Si ça continue je t'emcourage à en parler vraiment.

Pour tes pensées. Je comprend que tu aies des pensées dans ce style. Moi je me dis ça : "si j'arrête ma vie, ils auront gagné. Ils m'ont déjà fait assez de mal, ils ne méritent pas de gagner." Et ça m'aide à combattre. C'est sur des jours c'est pas facile conme ses jours-ci. Mais avec de l'aide on avance.

Pour ton corps, il faudrait quw tu réapprennes à l'aimer. Ce n'est pas facile mais tu peux le faire.
Moi, c'est mon copain qui m'aide à "apprécier" mon corps. Tu pourrais essayer de te l'appartenir. Ton corps est à toi. Il ne t'appartient qu'à toi.

Pour les mutilations, serais-tu d'accord d'essayer autr chose? Je te propose : quand tu as envie de te couper, tu prend un elastic, tu le met sur ton poignet et tu le claques. Et si ça marche pas, tu peend une douche froide. Ou tu vas courrir, te défouler sur un coussin a ec tes poings. Pour ne rien te faire.

Courage!
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MessageSujet: Re: Et 1 et 2 et 3 - 0   Jeu 5 Sep - 18:12

Pour l’élastique sur le poignet, j’avais déjà entendu parler de cette proposition. Seulement le problème c’est que dans mon cas, ce n’est pas tellement de ressentir une douleur qui compte (un peu quand même mais pas seulement). J’ai besoin de voir mon sang sortir de la plaie. Pas en quantité énorme heureusement. Les entailles que je me fais ne sont en général pas très profondes. Mais un élastique sur mon poignet ne ferait pas le même effet. Ni courir. Mais comme je te disais, je fais des efforts pour me contrôler, pour éviter de faire ça trop souvent. Quand je sens que la crise arrive, j’essaye de m’occuper au maximum, d’écrire, de voir quelqu’un. Ce n’est pas suffisant pour me faire arrêter mais ça me limite un peu.

Quant au reste de mon corps… l’aimer, là c’est une autre histoire. Il y a tout à faire de ce côté-là. Je n’ai jamais pu faire l’amour depuis et d’ailleurs je n’ai jamais vraiment eu de proposition. Ma couverture de « grosse moche » est efficace ! Mais du coup je reste quasiment au point mort au point de vue de mon aisance corporelle. Une petite avancée quand même grâce à mon ami (encore et toujours lui !). Il est le seul qui tente de m’aider de ce côté-là aussi. Plus ça va plus je commence à prendre du plaisir quand il m’embrasse, même si la langue, je n’y arrive toujours pas. Il est le seul aussi de qui je puisse accepter qu’il me touche, qu’il me caresse. Tout doucement, étape par étape, il a commencé par les épaules, le dos, le ventre. Sur moi comme sur lui. Il me guide et j’apprécie qu’il n’abandonne pas, même si ça fait presque 3 ans maintenant qu’il « travaille ». Oui, il est très très patient, combien de mecs auraient déjà fui à sa place ! Mais je n’en suis « QUE » là, depuis tout ce temps et donc je réalise les énormes progrès qu’il reste encore à faire. Tant que je ne rencontre personne, ça peut continuer comme ça mais si un jour je rencontrais quelqu’un qui par miracle passe au-delà de mon apparence et qu’on envisage une vie de couple… il faudra bien que je me décoince.

Enfin voilà, c’est désespérant…
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darkangel10
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MessageSujet: Re: Et 1 et 2 et 3 - 0   Mar 10 Sep - 23:07

Désolée pour cette réponse plus tardive je passe pas une bonne période...

Je comprend pour le sang... Je suis, enfin j'étais pareille.
Mais j'ai réussi à énormément diminué. Grâce à l'écriture et la musique.
As-tu une passion? Ou qqch qui te permettrait d'évacuer?

C'est bien si peu à peu ton ami arrive à te faire ressentir des choses.
J'espère que ça va continuer comme ça.
C'est pas grave si t'en es "que" là. Il te faut du temps. et que tu travaille peu à peu la dessus mais à ton rythme. Ce n'est pas évident. Mais tu y arriveras.

Courage. ce n'est pas désespérant. Tu vas y arriver.
Bisous
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