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 En parler, le "remède" ?

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Muddy-Blues

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MessageSujet: En parler, le "remède" ?   Sam 1 Nov - 23:31

Bonjour à toutes,

En parler, est-ce le remède ? Certainement. Le silence m'a tué. J'avais 7 ou 8 ans, aujourd'hui 43 ans. Et depuis tout ce temps, je me suis dit : Ok, avance, encaisse, de toute façon on t'entendra pas crier, tout le monde s'enfoue. Mais j'arrive plus. Je ne sais pas si c'est le fait de n'avoir pas eu de justice, ni de soutien, ni d'écoute qu'aujourd'hui j'ai juste envie d'exploser tout le monde. Et c'est pas bon, alors je me suis dit que c'est peut-être temps de poser tout ça quelque part, j'ai bientot rendez-vous avec une spy, chose que je n'ai jamais faite, et j'appréhende un peu. Parce qu'en parler, ça ravage beaucoup, comme tous ces putains de flash qui revient tout le temps, et puis avec "L'après" toutes ces années, tous ces putains de gens (famille, "amis", inconnus) avec leurs reflexions à la con, système autruche : rien vu, rien entendu et qui vous chient sur la gueule parce que c'est tellement plus facile pour leur conscience, leur petite vie bien tranquille.
Ouais, j'appréhende car je me demande si y'aura un bon transfert entre la spy et moi, si elle sera à l'écoute et compétente dans des cas comme ça, et tout le tralala...
Parce que y'a bien une chose dont je ne veux pas, c'est de la pitié, et le truc bidon pour me dire "je suis une victime", je sais que je suis une "victime" mais je suis avant tout quelqu'un. J'ai pas besoin de ça, en fait je sais même pas de quoi j'ai besoin... J'ai juste besoin de poser mon sac.
Sans parler du parcours pour trouver un spy, une galère. J'ai même frappé à la porte d'une association dite aide aux victimes de ça, et ben c'était mémorable ! Il n'y avait aucune aide, coquille vide, et j'ai songé à toutes ces femmes violées, qui comme moi, cherchent une aide pour "se sortir de tout ça", dans ces moments-là, et ben on se sent vraiment seule... et j'avoue aussi que ce jour-là, j'ai juste eu envie d'exploser leur putain de porte ! mais je ne l'ai pas fait, à coté y'avait la "police municipale", donc profil bas... Y'a de quoi rire, non ?
Mais parler de ça, à un spy, aide vraiment ? On dit que parler, c'est un peu guerrir, tout en sachant qu'on ne guérrit jamais de ça. Le silence tue mais parler tue aussi.
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darkangel10
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MessageSujet: Re: En parler, le "remède" ?   Lun 10 Nov - 23:12

Bonsoir,

Excuse-moi de ne pas t'avoir répondu plus tôt, beaucoup de soucis dans ma famille.

Oui parler c'est le remède pour s'en sortir.

As-tu vu la psychologue? Si oui comment ça s'est passé?

Ca fait mal de parler oui. Mais après ça va nettement mieux. Ton cerveau va réussir à débloquer le traumatisme et ainsi, tu pourras vivre mieux que maintenant.
Si avec ta psy ça ne passe pas, tu change. Et tu essayes avec quelqu'un d'autre. Simplement comme ça. Les psys n'ont pas de pitié normalement. Ils sont habitués à entendre de tout. et ils ne prennent pas de pitié.
Alors moi je vois une psy depuis 3 ans… c'est super long pour moi. Mais oui une psychologue ça aide énormément. Mais il faut aussi beaucoup de temps. Et ça fait mal de parler. Mais ça aide beaucoup, je te promets.
Non parler ne tue pas. ça fait mal mais ça ne tue pas. C'est dur mais avec l'aide de qqn ça aide.

As-tu déjà essayer de parler à une amie en qui tu as confiance?

Courage!
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uk18
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MessageSujet: Re: En parler, le "remède" ?   Dim 19 Juil - 19:58

En ce qui me concerne quand j'essaie d'en parler ça rouvre la plaie à chaque fois .... Je n'y arrive toujours pas ... Avant me même d'avoir trouvé les mots mon cerveau est envahi d'images qui finissent par me faire perdre complètement le contrôle ... Je peux en parler par SMS ou sur le fofo mais en parler vraiment est impossible ...
Comme si le fait de le dire concretiserait la chose et me forcerait à faire face à ce qui s'est passé ... J'ai l'impression que e fait de garder le silence me permet d'entretenir l'illusion que ce n'était qu'un long cauchemar .... Mais un jour il faudra crever l'abcès car je sens quand même que ce silence m'opresse, m'oprime ...
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uk18
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MessageSujet: Re: En parler, le "remède" ?   Dim 19 Juil - 19:59

En ce qui me concerne quand j'essaie d'en parler ça rouvre la plaie à chaque fois .... Je n'y arrive toujours pas ... Avant me même d'avoir trouvé les mots mon cerveau est envahi d'images qui finissent par me faire perdre complètement le contrôle ... Je peux en parler par SMS ou sur le fofo mais en parler vraiment est impossible ...
Comme si le fait de le dire concretiserait la chose et me forcerait à faire face à ce qui s'est passé ... J'ai l'impression que e fait de garder le silence me permet d'entretenir l'illusion que ce n'était qu'un long cauchemar .... Mais un jour il faudra crever l'abcès car je sens quand même que ce silence m'opresse, m'oprime ...
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HurtLS



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MessageSujet: Re: En parler, le "remède" ?   Jeu 23 Juil - 16:40

bonjour a toutes,

je ne sais pas comment tu as pu, MB, garder silence pendant tout ce tps, mais pour ma part ca fait 8 ans que cela s est passe, et 8 que je vis avec cet epouvantable secret, qui me ronge sans cesse a linterieur. Mais il y a deux jours de cela, jai conculte un nouvea psy .. cest pk je prend le courage de poster ce message.

personne de ma famille ni de mes amis n est au courant. Je me souviens avoir essayer d en parle a ma mere, bipolaire de nature (comme sa mere) et lorsquelle etait atteinte d un cancer, un an apres que ce me soit arrive lorsque javais 14 ans. jai cru que sa maladie, sa propre souffrance et sa depression auraient fait en sorte qu elle me croit, comme le devrait chaque mere a l egard de son enfant, au lieu de quoi elle ma prise pour une demeurree en me referrant a son pere. sa reaction ma aneantie, je me souviens encore de cette phrase quelle ma jetee a la figure en refusant de me croire et en s enfonceant dans son propre egoisme. Apres cela, je me suis vraiment retrouvee seule face a ce qui m etais arrive, incable d en parler, incapable de rouvrir la plaie exactement comme tu le dis uk18 dans ton precedent message. si votre propre mere ne vous crois pas, qui alors le pourrait ? au lycee, je faisait semblant daller bien, je ne voulait pas que lon soupconne quoique ce soit, meme si javais beaucoup de mal a trainer avec les garcons et meme si parfois je misolais. a la maison, je me suis repliee sur moi meme, ma soeur etait partie, ma mere etait en chimio, et mes parents pensaient que je vivais la fameuse "crise d adolescence". quelle blague ! la seule chose qui me restait a faire etait de me concentrer sur mon travail, meme si cetait difficile, mais en meme temps cetait la seule qui me restait et qui pouvait me valorisait ... jai mis du temps a reussir a consulter un psy, parce que je savais bien que d en parler en presence d une personne bien qu exterieure, me ferait trop mal et ferait tout ressurgir et jetais incapable d affronter les flashs, de revivre une nouvelle fois la souffrance et tout le reste enterre au fond de moi .. d autant plus que les insomnies et cauchemards me perturbaient bien assez. jai consulte ce psy que pour qq seances, et je compris vite que se serait un echec. elle etait pas comprehensive, na pas compris mon silence, et elle etait comme desabusee, et na fait que pose les pb evidents que je rencontrerai. une nouvelle fois, jai perdu espoir et me suis ressentie vraiment mais vraiment seule. jai laisse tombe les psy, ny croyant plus, refusait de consulter des psychiatres, me suis inscrite sur des forums pour voire sil existait des vecus similaires... par la suite, jai rencontre mon seul copain, en debut de fac, jetais tres et vite trop amoureuse, et la relation a derape apres les 6 premiers mois, de mal en pis, mais je m efforcait de maccrocher car je savais que si je le quittait, je ne penserait plus qua rien d autre que mon affreux passe recurrent. par la suite je nai pas eu d autres copains, de peur de revivre une salle histoire mais aussi pck aux niveaux des rapports javais forcement des malaises. malgre tout, jai valide mes etudes, mais je savais que le mieux etait d etre loin de ma famille, cest pk les etes je marrangeait pour ne pas travailler dans ma ville natale et cest aussi pk je suis partie etudier un an a letranger, loin de ma famille, et me suis refugiee avec des elements pas tres sains.
jai tout pris sur moi durant ces longues annees (a chaque fois que je revoyais mon grand pere, et surtout les horribles noels), a tous niveaux (sexellement parlant), et perdue totalemet confiance en moi et aux autres, parfois jai des paranoes incomprehensibles et des angoisses et peurs qui surgissent et qui me bloquent dans les relations avec les autres. cest ce qui ma fait craquer, pour la premiere fois, dans les bras de X, seule personne autre quun psy qui a compris ce qui metait arrive. surement pck il avait lui aussi un passe assez lourd, ceux qui ne font pas partis des esprits simples qui se croient heureux, qui ne rencontrent jamais la vraie tristesse et ne savent as ce que cest, ceux qui ne s inquiete de rien, ceux qui ne peuvent pas vous comprendre.
ca fait donc deux jours que jai consulte un nouveau psy, long chemin aussi pour trouver enfin le courage  de reconsulter et den re parler mais jamais dans les details. jen veux autant a mon gd pere qu a ma mere qui na pas ete capable de me croire, me soutenir et de me proteger ! plein d empathie  et de comprehension il ma conseille evidemment den reparler a mes parents, de crever labces pour en en meme temps renouer, et reprendre confiance en moi, tel est son "projet". mais je crois que cest contre ma volonte, que je prefere finallement donner un coup a ma mere le moment opportun, pour lui faire vraiment mal et lui montrer ce quelle na pas vu chez sa fille, ce quelle a  laisse installe pour me bouffer toutes ces annees et lamertume qui len reste.
jen reste la sur ma fin, cest la premiere fois que je lecris noir sur blanc aussi longuement.
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MessageSujet: Re: En parler, le "remède" ?   

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