Viol-off forum

Site d entraide
 
AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  Connexion  

Partagez | 
 

 Bonjour à tous !

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Musimusou

avatar

Féminin
Nombre de messages : 5
Age : 59
Localisation : Belgium
Date d'inscription : 22/07/2008

MessageSujet: Bonjour à tous !   Ven 25 Juil - 18:03

Nouvelle venue sur votre forum Very Happy , j'ai découvert ce site tout à fait par hasard, après une recherche acharnée Arrow , lors d'un moment de cafard. But : trouver une écoute et un interlocuteur, pour éviter de basculer dans la dépression et le suicide. What a Face En effet, j'ai été violée à l'âge de 9 ans par mon frère (22 ans). Retentative de sa part, deux ans plus tard affraid ,mais j'ai pu lui échapper après une horrible et traumatisante traque affraid affraid Au fil des années, j'ai essayé d'enfouir au plus profond de moi ce "chancre" sans parvenir à l'oublier définitivement, ni à l'extirper. Je crois qu'on n'oublie pas. Bon gré, mal gré, il faut vivre avec et "plus ou moins normalement" J'y suis en partie arrivée, après des années de souffrance, de solitude, d'isolement, sans aide, si ce n'est de moi-même par mon courage et ma volonté. Ce fut lent, extrêmement lent. Toujours en contact avec mon agresseur, il m'est, certains jours, pénible de "composer l'image d'une femme normale dynamique, charmante, bien dans sa peau". cheers Une faille (qui sera vite comblée, jusqu'au prochain coup de blues... demain... dans un an... ou plus jamais...) dans cette cuirasse protectrice que je me suis façonnée au fil du temps. Quels que soient les problèmes que vous rencontrerez dans la vie, n'oubliez jamais vos passions, hobbies... Ils vous aideront peut-être à surmonter les difficultés de la vie, comme moi. Un jour de désespoir, au bord du suicide, je me suis demandée ce qui pouvait encore me retenir à la vie... j'ai cherché... ce fut la musique et les chansons de mon groupe préféré. Depuis, j'ai d'autres passions et je ne remercie jamais assez celle-là de m'avoir "sauvée". cheers Essayez aussi d'apprécier les petits bonheurs, tout simples que nous offre la vie. Ce matin, en promenant, j'ai admiré la fleur délicate d'un liseron, humé l'air de la campagne, apprécié certains points de vue, apprécié la chaleur du soleil et les gambades joyeuses de mon petit chien. Ouf ! bounce quelques moments de répit ... pour "oublier ce chancre qui est en moi". Un coup de barre et je repars dans la Vie. Laughing Bonnes vacances à tous ! sunny flower A bientôt et au plaisir de vous lire ! Very Happy Je pars jardiner dans mon paradis fleuri ! flower flower flower sunny Encore une passion ! cheers flower Musimusou flower et son petit alien
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
LYLINE
Habitué
Habitué


Féminin
Nombre de messages : 41
Age : 35
Localisation : FRANCE, Rhône
Date d'inscription : 26/05/2008

MessageSujet: Re: Bonjour à tous !   Ven 25 Juil - 18:20

Je suis contente que vous vous en soyez (a priori) bien sortie dans la vie suite à ces agressions. C'est un message plein d'espoir mais je ne vois pas en quoi ça m'aide, moi, d'avoir cette "cuirasse protectrice" qui ne sert à rien en cas de blues. La faille est là, elle n'est jamais partie et l'agresseur cours toujours... Moi, personnellement, je n'en sui pas satisfaite. Je ne me morfond pourtant pas toute la journée mais, malgré mon air "combatant", je suis loin d'être celle qu'on croit.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Musimusou

avatar

Féminin
Nombre de messages : 5
Age : 59
Localisation : Belgium
Date d'inscription : 22/07/2008

MessageSujet: Marquée à jamais...   Sam 26 Juil - 9:53

Bonjour Lyline ! En fait, "ce chancre" est toujours en moi, comme toi. Effectivement, cette cuirasse protectrice se désagrège en cas de blues ou disparaît en cas d'idées très noires et là, tu es seule avec toi-même et tu te repasses ces scènes horribles. Comme toi, mon violeur est impuni, a une vie de famille, est au-dessus "de tous soupçons" pour son entourage, ses voisins, ses connaissances. Il n'a jamais reconnu les faits. Lui et ma mère, me feraient allégrement passer pour une dépressive et malade mentale afin que je conserve le silence. Comme toi, j'ai hésité : parler ou ne pas parler. Dans un cas comme dans l'autre, cela aura de solides répercussions sur nous. On n'en ressortira pas de toute façon indemne. On connaît ! Certains jours, je voudrais faire souffrir avec délectation cet être immonde. Je pense convoquer à sa mort, sa femme et ses enfants qui ne savent rien et leur dire la vérité. Je n'en serais peut-être pas satisfaite, car ce poids, je crois qu'on le porte toujours. Comme toi, malgré mon air de "roc sur lequel rien n'a d'emprise" (propos de collègues de travail), on cache une grande faiblesse et une vulnérabilité. On a peur d'être "agressée" dans ses relations avec les autres, car cela nous renvoie toujours à ces événements monstrueux. D'accord avec toi, je ne suis pas satisfaite de cette situation. J'enrage, je donne le change. Personne, à ce jour, n'a encore percé ma véritable personnalité. Cette situation perdurera certainement tant que je "n'aurai pas baissé ma garde" et accordé "un peu" de confiance. Or, je ne suis pas prête à le faire, vu que la peur est toujours en moi. Si je ne peux t'aider, je peux t'écouter. Parler sur ce forum est un acte courageux et un très petit pas vers une évolution. Dis-toi que tu n'es plus seule ! Si tu es au bord du gouffre, contacte-nous et PARLE ! VIDE TON SAC ! Courage ! flower
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
LYLINE
Habitué
Habitué


Féminin
Nombre de messages : 41
Age : 35
Localisation : FRANCE, Rhône
Date d'inscription : 26/05/2008

MessageSujet: Re: Bonjour à tous !   Sam 26 Juil - 11:30

Merci !
Moi, j'en suis toujours au même point. J'hésite toujours. Certains jours passent mieux que d'autres mais, quand ça reviens avec force,comme toi, je sens que je suis pleine de haine et cette violence voudrait bien s'exprimer sur lui...
Sa petite vie toute rose me dégoutte, c'est quelqu'un de "formidable" pour son entourage, et moi, on me vois comme une "sauvage". C'est sûr, je n'aime pas les réunions de famille, je ne les invite pas chez moi, et je n'appelle pratiquement jamais. Pendant que moi, je passe pour une antisociale, lui, il a la vie belle ! Mon silence ne protège pas que ma famille, ça le protège lui aussi...
Je trouve ton cas encore plus atroce car ta mère est au courant et essaye de te faire passer pour une malade mentale...
Qu'est-ce qui t'as empêché de ne pas en parler ? (pardon, la question est un peu directe mais bien entendu, tu n'es pas forcée d'y répondre.)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Musimusou

avatar

Féminin
Nombre de messages : 5
Age : 59
Localisation : Belgium
Date d'inscription : 22/07/2008

MessageSujet: Engluée et jugement faussé...   Sam 26 Juil - 17:30

Coucou Lyline ! En lisant ta réponse, j'ai cru lire la réponse de "mon double" ! Comme toi, certains jours passent mieux que d'autres, mais quand cela revient, c'est comme toi : haine, violence, dégoût,agressivité, désir de meurtre du violeur ou suicide pour moi. Idem pour les réunions de famille. Chez moi, la famille est extrêmement petite. J'évite autant que possible de le fréquenter, mais ce n'est pas toujours possible, vu que nos parents âgés connaissent des problèmes de santé. L'un, alzheimer, l'autre commence un cancer au poumon. Donc, je suis davantage en contact avec cette ordure pour le placement en maison de repos, hôpital, etc... J'ai aimé, lorsque tu m'as dit que je m'en étais "relativement" bien sortie... RELATIVEMENT, en effet. Sur le plan professionnel et la recherche de ma personnalité, oui. Non sur toute la ligne, sur le plan sentimental et sexuel. Je n'ai pas peur de le dire. Depuis ces événements malheureux, c'est comme si j'étais asexuée. Ce qui m'a empêché de parler enfant, c'était d'abord la peur du violeur, son autorité, son emprise sur moi ou son chantage. Ex. si tu parles, je ne t'offrirai jamais un équipement d'équitation et je n'appuierai pas ta demande "en bon frère" auprès des parents. Comme toi, je ne comprends pas que mes parents n'aient rien remarqué. Je souffrais de maux de ventre, de troubles de sommeil. J'étais "bizarre", peu affectueuse. Je quittais précipitamment les genoux de mon père lorsqu'il me prenait. Je n'apprécie toujours pas les démonstrations physiques d'amitié. Cela me fige. Lors de la seconde tentative de viol (la première, il y a eu pénétration et cela a duré une bonne heure, enfermée dans sa chambre et dans le noir, seule avec lui dans la maison), j'ai pu lui échapper. Quand j'en sentirai la force et le courage, je raconterai le viol, la retentative, la traque du violeur pour m'empêcher de parler. Pour le moment, non. J'ai eu une scène avec cet être abject, à l'institut où mon père était hospitalisé. Depuis une semaine, j'ai de violents maux de tête et cela ne passe pas. Sommeil perturbé. Je deviens agressive, de mauvaise humeur en présence du violeur. Comme s'il me contaminait. ... Des voisins chez lesquels je m'étais finalement réfugiée à l'époque (et ce fut un énorme effort de ma part, car j'étais comme paralysée et anesthésiée), m'ont ramenée à la maison quand mes parents sont rentrés. Résultat : mon père a tonné sur mon frère. Ce fut la seule et unique fois. Ma mère a pleuré. ET CE FUT TOUT... DEFINITIVEMENT TOUT !!!JE NE DEVAIS PLUS EN PARLER POUR L'HONNEUR DE LA FAMILLE... Elle inventa un conte à dormir debout pour expliquer ma fuite de la maison et mon comportement à ma toute nouvelle-belle soeur, qui ne sait toujours rien actuellement de même que ses enfants. Alors, tout a été mis en place pour que je ne parle pas. Toujours sous haute surveillance de la part de ma mère. Mon père assez absent pour raison professionnelle. Politique de l'autruche... "L'affaire est oubliée et n'a jamais existé", sauf POUR MOI ! Alors, cloîtrée à la maison pour plein de "bonnes raisons" par les parents : les études, les activités sportives coûtent cher et cela ne lui plaira pas, etc... Bref, on faisait les questions et les réponses à ma place. Je n'ai pas eu une vie normale : pas de goûter d'anniversaire, pas d'amis, pas de sorties, ni cinéma, distractions, de rares cadeaux ... les études, toujours les études ! Je suis restée "engluée, pétrifiée, anesthésiée, sans personnalité, terne" jusqu'à l'âge de 33 ans. Miracle, à la suite d'un découragement extrême et au bord d'une tentative de suicide, j'ai ENFIN OSE parler à un médecin, sans trop y croire. Sauvée ! Non ! Il m'a tenu des propos incroyables ! Je devais PARDONNER (!!!???) à mon violeur, car c'était probablement un GRAND malade ! ET MOI ALORS ! Je me suis refermée aussitôt comme une huître et je n'ai plus jamais parlé. Comme ma mère avait remarquablement tissé sa toile pour que je ne parle pas et comme je n'en avais pas la VOLONTE, je suis restée auprès de mes parents, "dans ce faux cocon protecteur(???)" jusqu'à l'âge de 34 ans. C'est à la suite d'un concours de circonstances que je me suis retrouvée dans le cabinet d'un psychiatre. Alors, là, j'ai dû faire un effort surhumain et je lui ai parlé, pourquoi pas ?, de CELA. Ce fut extrêmement pénible. J'ai pleuré, tremblé, revu et vécu cette peur, etc... Enfer et cauchemar ! Le remède, pire que le mal ! Après une dizaine de séances, j'ai pu en parler plus librement. Malheureusement, 10 séances plus tard, je suis victime d'un accident sportif et j'ai dû arrêter les séances. Agée de 50 ans aujourd'hui, je n'ai plus jamais consulté. Je peux dire maintenant "j'ai été violée", point ! Redécrire les circonstances, la scène, non, car cela provoque automatiquement des troubles physiques et nerveux. Or, je dois penser "à sauver ma peau et à me protéger", vu que personne ne m'aide. Je vis seule et personne ne ramassera les morceaux... Donc, il faut que je me requinque moi-même. J'espère que j'en aurai toujours le courage et la volonté !
Pour ma mère, mon frère est davantage son préféré. Celui qui sait tout, est "si bon", "meilleur que moi", le "bon fils", etc... La révélation de cette préférence ne "m'est apparue évidente" que maintenant ! Ma perception sur certains points est "donc toujours engluée et faussée" ! La crainte de faire éclater le couple et la famille de mon violeur m'empêchent de parler et probablement surtout, la peur de me "retrouver en mille morceaux, sans aide" après... J'ai parlé du viol à une cousine, mais aucune aide. Elle râle sur le moment et puis... rien. Idem à mon parrain. Réponse : ... Ah bon... Quelquefois, par ces attitudes, je me demande "si le viol des filles n'est pas un passage obligé"... pour certains. J'espère t'avoir éclairée davantage sur "le sujet". N'ayant jamais eu de points de comparaison, je me rends compte aujourd'hui que nos réactions sont normales et qu'il ne faut surtout pas culpabiliser. En attendant, on est marquée à vie... Merci pour le réconfort et l'écoute ! Musimusou flower
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
LYLINE
Habitué
Habitué


Féminin
Nombre de messages : 41
Age : 35
Localisation : FRANCE, Rhône
Date d'inscription : 26/05/2008

MessageSujet: Re: Bonjour à tous !   Dim 27 Juil - 11:45

Oui, c'est assez étonnant les ressemblences comportementales qui existent entre les personnes qui ont vécues les même choses... C'est même parfois rassurant !

Tu dis que sur le plan professionnel et de ta personnalité, tu t'en es bien sortie mais que sur le plan sentimental et sexuel, nettement moins...
Moi, mon travail me plait, bien que je ne l'ai pas choisit par hazard, mais plutôt pour "réparer" certaines failles... Quant à ma personnalité, j'ai l'impression de ne pas me montrer vraiment telle que je suis car ce n'est pas "socialement acceptable" de tout montrer et tout raconter. Lors de mes moments de crise, j'ai vraiment l'impression de respirer la haine, ce qui ne colle vraiment pas avec ce que je pense être. J'ai une violence en moi qui me ferait presque peur si je ne savais pas d'où elle venait.
Sur le plan sentimental, je suis mariée, nous nous aimons, mais sur le plan sexuel, nous sommes loin d'avoir une vie épanouie... Ce n'est évident pour personne, surtout à nos âges...

J'ai eu peur moi aussi de parler quand j'étais toute jeune, mon agresseur étant quelqu'un de colérique, ce qu'il est toujours d'ailleurs, sauf qu'aujourd'hui, il ne m'impressionne plus et que je sais que c'est moi qui ai les cartes en mains à présent.

Je n'ai pas eu comme toi à me taire pour "l'honneur de la famille". Ca doit être insupportable de devoir te taire en sachant que tes parents sont au courant et qu'ils préfèrent te laisser dans ton enfermement plutôt que te venir en aide. L'honneur ? Mais quel honneur ? Il n'y a aucune fierté à se taire pour étouffer une pareille affaire... Mais, je crois que la génération précédente était un peu comme ça... Ne rien dire pour que personne ne sache... Il faut voir les dégats que ça fait !

Quand tu dis que tu as eu une "scène avec cet être abjecte", tu veux dire que tu as dû rester en sa présence ou qu'il t'as parlé de quelque chose ?

C'est dommage que tu ais dû arreter ta psychothérapie suite à un accident sportif car visiblement, ça te faisait du bien... Quant au fait de pardonner à son agresseur, faut peut être pas pousser !

Je suis assez d'accord avec toi pour dire que certains pensent que le viol est un passage obligé. J'en ai déjà parlé il y a peu à des "amis" qui ont fait comme si je n'avais rien dit. Ils arrivent même à faire des blagues scabreuses sur les viols, c'est dire à quel point ils ne tiennent pas compte de ce que j'ai pu dire !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Musimusou

avatar

Féminin
Nombre de messages : 5
Age : 59
Localisation : Belgium
Date d'inscription : 22/07/2008

MessageSujet: Comment je m'en suis sortie ... en partie...   Dim 27 Juil - 16:19

Coucou Lyline ! Very Happy Je vois que tu es fidèle au poste ! Laughing et que tu lis avec attention mes messages ! Smile Merci ! C'est rassurant de voir qu'il y a des similitudes dans nos comportements et dans nos choix. bounce

Effectivement, je suis d'une "autre génération", avec le facteur aggravant d'avoir des parents très âgés. Alors, encore une "autre génération" (!) avec un comportement rigide, des valeurs comme l'honneur,etc... Défendre l'honneur ? En effet, quel honneur ? Le mien a été bafoué ! Le comportement des mes parents est celui d'un autre temps. Heureusement ! Mais en attendant, cela a fait des ravages sur ma génération. Pardonner, il n'en sera jamais question ! Je préférerais conduire avec jubilation et délectation mon agresseur à l'échaffaud et lui passer moi-même la corde pour le pendre ! cheers Quand j'ai parlé d'une scène avec cet être abject, c'est le fait de me retrouver plus souvent, par la force des choses, en sa présence. Son comportement ultra-dominateur, très agressif, colérique et de mauvaise foi influence le mien pourtant pacifique. En effet, il me communique automatiquement, comme dirait un médecin, "ses ondes négatives" et naturellement, je deviens à cran, sur la défensive, de mauvaise humeur et ... aussi agressive ! Cette réaction se reproduit automatiquement en sa présence. pirat Je peux difficilement la contrôler. C'est comme si une soupape de sécurité lâcherait ! Sad

Pour la psychothérapie, je pense, en effet, à la reprendre avec le même psychiatre. Je crois que cela me fera le plus grand bien. Concernant les résultats positifs à ce sujet, je crois qu'il faut être "mûre" pour y aller, Wink C'est-à-dire le vouloir réellement (et pas poussée par une tierce personne), faire soi-même les simples démarches (mais qui, pour moi, ont été un grand cap à franchir), oser se mettre à "nu" devant un quidam, s'apprêter à "encaisser", à vivre des moments difficiles au point de vue psychologique, nerveux ou physique, se retrouver avec l'impression d'être, au début, encore plus seule (!), se sentir en confiance, ne pas être jugée, critiquée et être à l'aise (alors, pas, pas facile du tout !) pour parler, trouver le bon thérapeute, etc... Exclamation Que de conditions... Je comprends que cela échoue tout à fait chez certain(e)s. affraid C'est pour cela que je parle d'une étape de maturation, puis d'évolution dans mon comportement. cheers

Comme toi, je n'ai pas choisi mon travail par hasard. A 18 ans, je sentais qu'il y avait "quelque chose en moi", probablement, sans le savoir à l'époque, ma véritable personnalité. J'étais en effet, terne, ultra-introvertie, taciturne, etc... J'avais peur "du monde extérieur, des autres". Toujours sous "la coupe des parents", j'ai donc effectué mes études supérieures dans la même ville. Je n'avais SURTOUT aucun encouragement Cool de la part de mes parents, "pour m'émanciper un peu". Ce fut donc "un choix, par défaut", mais qui s'est révélé bénéfique pour moi par la suite. Wink Le diplôme en poche, je me suis retrouvée dans un milieu professionnel à 85 % masculin (!!!). En plus, moi qui était totalement introvertie, avec une "peur de l'autre", je devais parler en public régulièrement, devant des auditoires, fréquenter de nombreuses personnes, etc... Il fallait absoulement montrer "une personnalité affable, bien dans sa peau, extravertie, très loquace, brillante, dynamique, etc... etc..." Bref, tout le contraire de moi ! Ce fut dur, extrêmement dur sur le plan psychologique, nerveux et certains jours, physiques. Très vite, j'ai dû apprendre à "donner le change". ... Et cela fonctionnait vis-à-vis de mon entourage professionnel ! C'était un comportement tout à fait contre-nature pour moi ! En plus, toujours aucune aide des parents. Au contraire, ma mère était prête à "m'enfoncer" ! J'ai remarqué qu"elle devenait progressivement jalouse de ma réussite professionnelle et de ma nouvelle personnalité. Idem, pour mon violeur ! Tous deux enragent à ce sujet actuellement et essaient "de me faire passer pour une malade mentale, agressive,etc..." Alors, là, échec complet pour eux ! bounce Je reçois assez régulièrement des compliments. ex. Tu es brillante... Oh toi, tu es à l'aise partout... Chaleureuse, ouverte et dynamique comme vous l'êtes, vous allez fatalement intéresser un homme (milieu médical)... Vous êtes fantastique, pas comme les autres (dans le sens, je surclasse tout le monde !), etc... Il y a aussi les jaloux... Quelques femmes et hommes m'envient et pensent que j'en suis arrivée "à ce stade" facilement, sans problèmes. Que tout m'est tombé du ciel ! Grave erreur !!! Mad Ce fut long, très long, douloureux, avec des moments de doute, de désespoir, prête à baisser les bras parfois... Je n'aurais jamais "osé imaginer" entendre de tels propos positifs me concernant à l'âge de 18 ans ! J'aurais dit à l'époque : im-possi-ble !!! J'estime avoir eu une chance énorme de m'en être sortie, d'avoir "trouvé ma véritable personnalité, mes centres d'intérêt, mes aspirations, etc...". Et c'est loin d'être fini ! Je sens que je peux toujours évoluer. bounce cheers sunny Je crois qu'il y avait un potentiel en moi que ni mes parents, ni mon violeur n'ont pu arriver à anéantir. Le résultat actuel, c'est une "dure à cuire au moral d'acier" avec une épaisse carapace, "intouchable", MAIS comme tu le sais, avec des failles, un traumatisme intérieur. ... bref, un être humain... sunny

Musimusou flower sunny cheers
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
LYLINE
Habitué
Habitué


Féminin
Nombre de messages : 41
Age : 35
Localisation : FRANCE, Rhône
Date d'inscription : 26/05/2008

MessageSujet: Re: Bonjour à tous !   Mar 29 Juil - 0:34

Bonsoir !
Aujourd'hui, j'ai pris la décision d'aller revoir un psy. J'éspère que je serai encore de cet avis demain. Je suis loin d 'être une "girouette", mais, après l'experience que j'avais eu avec le psy précédent... pale

En tous cas, tu peux être fière de toi. Pour avoir eu une enfance traumatisante, tu t'en ai effectivement bien sortie dans la vie.
J'étais moi aussi une "ultra-introvertie". Pendant toute mon enfance, je n'ai pratiquement parlé à personne d' "étrangère" à mon entourage. Ca a duré des années !!
C'est bien de se retourner parfois et de voir l'évolution (surtout si elle est positive Very Happy )
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Musimusou

avatar

Féminin
Nombre de messages : 5
Age : 59
Localisation : Belgium
Date d'inscription : 22/07/2008

MessageSujet: Félicitations Lyline !   Mar 29 Juil - 10:28

Bonjour Lyline ! Very Happy
Je crois que tu as pris une sage décision. bounce J'espère avoir été de bon conseil. De toute façon, vu mon expérience, la décision doit venir "de toi, et uniquement de toi !". En plus, avoir quand même une petite motivation et une volonté de vouloir s'en sortir. Surtout, ne pas culpabiliser si tu ne le fais pas maintenant ... ou jamais. C'est à toi de décider. Dis-toi que tu es maître de ton destin. Si tu y vas, ce sera un acte courageux et je te félicite. Laughing Tu vas probablement encore connaître un mal-être, des doutes, etc... Comme je vois que tu t'es affirmée aussi au fil du temps, dis directement au psy ce que tu penses, pour essayer justement d'arriver à un "meilleur état" mental. Ex. si tu vois que la tête du psy ou son attitude ne te satisfait pas, tu le lui dis. ex. je ne reviendrai plus, parce que ceci... cela... Je trouve que vous n'êtes pas la bonne personne à qui parler, car... Je n'ai pas eu une bonne expérience des psys et cela me coûte de venir vous voir. Je suis mal, car... J'estime que, dans un cabinet cabinet médical de psychiatre, tu DOIS "vider" TOUT TON SAC, même si c'est de la rage, de la haine, etc... De toute façon, le psychiatre est formé pour cela. Je me disais quand même, que je n'aurais pas voulu être à sa place en fin de journée, car il y avait de quoi prendre une corde pour se pendre ! Laughing L'essentiel, c'est que tu te sentes bien et en confiance. Si tu trouves que cela ne va pas, tu changes de thérapeute. Tu donnes la raison : c'est toi qui décides !!! Toujours être franche et donner "la raison". Ce sera extrêmement courageux de ta part, si tu agis de cette manière. cheers Sur ce sujet, je me suis même baptisée "la raison raisonnante" ! Laughing Pour moi, le premier psy était une jeune femme. Le courant est bien passé. Peut-être ai-je eu de la chance dès le départ (MAIS MA PERSONNALITE AVAIT EVOLUE : je n'étais plus introvertie !!!) ou alors, comme je te l'ai dit auparavant, j' "étais mûre" pour "parler". Malheureusement, après trois séances, elle a été mutée dans un autre hôpital. Catastrophe ! Rolling Eyes Recommencer à nouer un lien ! Son remplaçant était un jeune psychiatre d'une trentaine d'années. Un homme !!! Allais-je pouvoir continuer à me confier à ... un homme ! Shocked Eh bien oui ! Car, j'ai adopté directement l'attitude citée plus haut; Wink J'ai dû faire un gros effort sur moi-même, j'ai pleuré, j'ai enragé et puis, au fil des séances, cela "me faisait du bien de déverser ce qu'il y avait en moi". J'ai même remarqué qu'il y avait un sentiment de dépendance vis-à-vis des séances chez le psychiatre. Pour la prise de rdz, je suis allée dans un hôpital d'une autre ville. Plus anonyme... Wink En plus, j'ai joint l'utile à l'agréable. Fan de tennis et de jardinage, si j'estimais que je n'étais pas bien après la séance, j'allais dans une pépinière me balader ou dans un club de tennis de cette région. bounce C'était un peu "ma récompense" cheers après la séance ! Pour toi, cela peut être tout à fait autre chose... De toute façon,quelque chose que tu apprécies beaucoup. Curieusement, lorsque j'étais chez le psychiatre (valable également pour le gynécologue), j'avais l'impression "qu'il n'existait pas", qu'il "n'était RIEN". Je suis, actuellement, occupée à lire quelques messages du site, dont celui de Laure, parlant du gynécologue. Elle a des problèmes pour dévoiler sa nudité, dans le cabinet médical. J'aurais cru, aussi, à l'époque, que cela allait être, insurmontable, pour moi, aussi). Je me suis déshabillée complètement (non sans gros gros gros effort... affraid pale ) et puis, lorsque je me suis présentée devant lui ... aucune émotion, malaise. L'impression de "ne pas être dans ce corps que je montrais", "que ce n'était pas moi". Impression d'être aussi anesthésiée, insensible et non concernée ! Le processus s'est, chaque fois, mis en place, dans pareille situation. bounce

Concernant le violeur, il a nié les faits et naturellement, n'a jamais pardonné ! Au fil du temps, il se montre, de plus en plus agressif verbalement avec son entourage (voisins, profession...). Il veut se montrer "le chef" dans tous les domaines : le seul qui a toutes les réponses à tout... Jaloux, soupçonneux, etc... Une évolution... dans l'autre sens ! geek tongue Laughing

J'espère, par mes réponses, avoir aidé à mieux comprendre certains mécanismes qui se mettent en place "pour notre protection". sunny Nous ne sommes pas des anormales. Nous réagissons "naturellement" selon nos personnalités et la gravité du traumatisme vécu quel qu'il soit ! Espoir donc... cheers sunny bounce Very Happy même si le chemin est long, difficile et semé d'embûches... Wink Musimusou flower
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
hope of serenity
Resident
Resident
avatar

Féminin
Nombre de messages : 83
Age : 42
Date d'inscription : 10/04/2008

MessageSujet: Re: Bonjour à tous !   Lun 8 Sep - 13:29

je sais que je suis assez en retard ..mais je voulais te dire merci d'être là ..et bienvenue à toi ..merci merci merci
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Bonjour à tous !   

Revenir en haut Aller en bas
 
Bonjour à tous !
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» bonjour a tous les gars du DUFOUR M903
» Bien le bonjour à tous
» Bonjour a tous!
» Bonjour à tous [présentation d'Emily]
» Bonjour à tous :)

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Viol-off forum :: Présentation : c'est tellement plus sympa...de se connaître un peu :: Qui est qui ...-
Sauter vers: